J’aime : « Le cas de Mademoiselle L., 14 ans » au thĂ©Ăątre

Novecento Souffle Le cas de Mlle L Fiapac Philippe David

À vos agendas : je tiens Ă  partager avec vous un coup de cƓur nantais. Ce mardi 26 mars, Ă  20 h, salle Paul Fort, la troupe de thĂ©Ăątre amateur de l’association Novecento, un nouveau souffle prĂ©sentera  sa piĂšce « Le cas de Mademoiselle L., 14 ans ».

J’ai assistĂ© Ă  la reprĂ©sentation de cette piĂšce en septembre 2018 lors de la confĂ©rence internationale de praticiens de l’avortement et de la contraception, Ă  Nantes.

On découvre au fil de cette piÚce, la tragique histoire de Louise, 14 ans, tombée enceinte aprÚs avoir été violée par son petit copain. La nouvelle est un uppercut pour elle comme pour son pÚre, en grande précarité.

Louise compte dĂ©jĂ  14 semaines de grossesse (dĂ©lai limite en France pour effectuer Ă  un avortement). Le Planning familial lui conseille d’aller Ă  l’Ă©tranger pour procĂ©der Ă  l’interruption volontaire de grossesse. Mais tout cela a un coĂ»t qui va nĂ©cessiter pour son pĂšre, de vendre sa voiture et pour Louise, de se prostituer.

Le spectateur se retrouve successivement dans le bureau du planning familial puis dans la salle de rĂ©union des praticiens du Centre IVG, tĂ©moin du dĂ©sarroi des professionnel·le·s tiraillé·e·s entre Ă©thique et conscience ou encore dans le huis-clos du domicile familial oĂč la dĂ©tresse de la jeune fille et le dĂ©sespoir du pĂšre transpirent.

Cette piĂšce a Ă©tĂ© inspirĂ©e de parcours et d’histoires vĂ©cues relatĂ©s par les membres du centre d’IVG Clotilde-Vautier de Nantes, dont le gynĂ©cologue Philippe David, membre de cette troupe. Elle est portĂ©e par le texte poignant de Romain Fohr et servie par la mise en scĂšne rythmĂ©e d’Alan Boone.

Ce rĂ©cit contribue grandement Ă  mettre en lumiĂšre la pratique de l’interruption mĂ©dicale de grossesse (IMG) mobilisĂ©e par des gynĂ©cologues lorsque la situation psycho-affective de la (future) maman est trop fragile pour justifier que la grossesse aille a son terme. Les enjeux Ă©thiques autour de cette pratique seront Ă©voquĂ©s Ă  l’issue de la reprĂ©sentation avec la prĂ©sentation du projet ISEAD (Institut Souffle-Éthique-Art Dramatique).

À ne pas manquer.

Mardi 26 mars 2019, 20 h, salle Paul Fort – La Bouche d’Air, 9 rue Basse Porte 44000 Nantes.

Billetterie : https://www.helloasso.com/associations/novecento-un-nouveau-souffle/evenements/representation-en-public-le-cas-de-mademoiselle-l-14-ans

J’aime pas : la pĂ©nurie de gynĂ©cologues met en danger la santĂ© des femmes

Manque d’intĂ©rĂȘt des mĂ©decins hommes, dĂ©ficit de formation en gynĂ©cologie mĂ©dicale durant des annĂ©es : le nombre de gynĂ©cologues ne permet pas une couverture sanitaire suffisante des femmes. Les consĂ©quences sont graves : retard de prise en charge, baisse de l’Ă©ducation Ă  la sexualitĂ©, moindres diagnostics des maladies.

« C’est un vĂ©ritable retour en arriĂšre » France Info a relayĂ© ces derniers jours l’alerte d’une gynĂ©cologue inquiĂšte du mauvais suivi d’une de ses patientes par son gĂ©nĂ©raliste.
Si les sages-femmes sont formées pour assurer le suivi gynécologique des femmes, comme les généralistes, la situation inquiÚte le comité de défense de la gynécologie médicale.

La prochaine loi santĂ© prĂ©sentĂ©e hier par Mme Buzyn devra ĂȘtre l’occasion de rĂ©affirmer le soutien Ă  la gynĂ©cologie mĂ©dicale. Cela devrait ĂȘtre une Ă©vidence pour un gouvernement ayant dĂ©clarĂ© « grande cause nationale » l’Ă©galitĂ© entre les femmes et les hommes.

J’aime : le numĂ©ro de fĂ©vrier mars du magazine Loire-Atlantique

Une fois n’est pas coutume, je tiens Ă  partager un coup de cƓur local et mettre Ă  l’honneur ce magazine institutionnel qui Ă  chaque numĂ©ro fait un focus sur un thĂšme illustrant les champs d’intervention du DĂ©partement.

La derniĂšre Ă©dition consacre son dossier aux violences Ă©ducatives ordinaires, en Ă©cho Ă  la proposition de loi du 28 novembre dernier pour lutter contre les violences Ă©ducatives et visant Ă  inscrire le principe selon lequel l’autoritĂ© parentale doit s’exercer sans violence physique ou psychique.

On y trouve Ă©galement le tĂ©moignage de professionnel·le·s dont ClĂ©mentine Claire, rencontrĂ©e en octobre dernier pour me prĂ©senter Ă  la fois la mĂ©thode et son rĂ©seau dĂ©diĂ© Ă  la parentalitĂ© crĂ©ative, concept de parentalité consciente, joyeuse et aimante posĂ©e par Catherine Dumonteil Kremer et reposant sur les derniĂšres recherches en neurosciences, les acquis de la psychologie positive, la communication non-violente, la thĂ©orie de l’attachement, et de l’état de nos connaissances sur les mĂ©canismes Ă©motionnels des enfants et des adultes.

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Jacqueline Cadio, hommage rendu dans le numéro 159 février/mars 2019 du magazine Loire-Atlantique.

Enfin, Ă  lire dans ce magazine, en amont du 8 mars, journĂ©e internationale des droits des femmes, le portrait de 8 femmes qui ont marquĂ© la Loire-Atlantique de leurs pas militants dont celui de Jacqueline Cadio, qui  par ses travaux au conseil gĂ©nĂ©ral puis Ă  mes cĂŽtĂ©s en tant que collaboratrice parlementaire a su faire avancer l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes. C’est un bel hommage Ă  son action.

J’aime pas : la rĂ©forme de l’assurance-chĂŽmage des assistantes maternelles

Les assistantes maternelles veulent faire entendre leur opposition Ă  la rĂ©forme de l’assurance-chĂŽmage. Ce samedi 2 fĂ©vrier, elles arboreront des gilets roses pour manifester contre la rĂ©forme des modalitĂ©s du cumul emploi-chĂŽmage avec le soutien de FO et de la CGT. Je leur apporte Ă©galement tout mon soutien.

Pleinement investies dans l’Ă©ducation des plus jeunes, leurs conditions d’emplois sont assez particuliĂšres : elles cumulent de un Ă  quatre employeurs (les familles, qui leur versent chacune un salaire horaire largement infĂ©rieur au SMIC), l’amplitude horaire d’une journĂ©e de travail peut ĂȘtre trĂšs grande entre le premier enfant accueilli le matin et le dernier reparti le soir. Cette prĂ©caritĂ© est d’autant plus grande lorsque les fins de contrats surviennent (dĂ©but de scolarisation, dĂ©mĂ©nagement d’une famille
).

Actuellement, les assistant·e·s maternel·le·s perçoivent une allocation de retour Ă  l’emploi (ARE) qui permet de cumuler les salaires restants et l’allocation chĂŽmage correspondant au contrat perdu : 105 000 assistant·e·s – un tiers d’entre-elles et d’entre eux – sont concerné·e·s.

À l’automne, 40 000 « assmat’ » ont signĂ© une pĂ©tition d’ampleur appelant Ă  maintenir ce cumul allocation-emploi, craignant une forte baisse de revenus pour les assistant·e·s maternel·le·s en cas de suppression. Le ministĂšre du travail explique qu’il n’a pas prĂ©vu de supprimer cette ARE mais appelle Ă  en revoir les modalitĂ©s « afin d’inciter davantage les personnes Ă  privilĂ©gier les revenus d’activitĂ© ».

La baisse de revenus n’est pas Ă©cartĂ©e et la rĂ©ponse du gouvernement, fondĂ©e sur une future ordonnance sur les mĂ©tiers de la petite enfance entretient un flou inquiĂ©tant.

J’aime pas : Sanofi refuse de contribuer Ă  l’indemnisation des victimes DĂ©pakine

Marine Martin et Michelle Meunier

Mercredi dernier le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncĂ© refuser de contribuer Ă  l’indemnisation des victimes de son produit antiĂ©pileptique DĂ©pakine, en argumentant qu’« il n’est pas acceptable que le dispositif d’indemnisation fasse peser sur le laboratoire les consĂ©quences des refus rĂ©pĂ©tĂ©s de l’AutoritĂ© de santĂ© » de faire figurer sur la notice patient le risque pour le fƓtus lors de la prise de ce mĂ©dicament pendant une grossesse. Le groupe rejette ainsi l’entiĂšre responsabilitĂ© de ce scandale sanitaire sur l’État alors que l’Office national d’indemnisation des accidents mĂ©dicaux prĂ©voyait une responsabilitĂ© de l’État Ă  hauteur de 30 % et celle de Sanofi Ă  hauteur de 70 %. Continuer la lecture de « J’aime pas : Sanofi refuse de contribuer Ă  l’indemnisation des victimes DĂ©pakine »

J’aime : le DĂ©fenseur des droits alerte sur le flashball et la marginalisation numĂ©rique

Cette semaine, je tiens Ă  saluer le DĂ©fenseur des droits Jacques Toubon, qui a pris fermement position sur deux sujets d’importance.

En prĂ©ambule, j’ai conscience que la polĂ©mique rĂ©cente s’attarde sur sa rĂ©munĂ©ration comme DĂ©fenseur des droits et le cumul de son salaire avec sa retraite : j’estime que ce sujet doit faire partie du dĂ©bat actuel et que les citoyens ont leur mot Ă  dire sur ces Ă©lĂ©ments financiers. Pour autant, je retiens que ses prises de position Ă©clairent utilement le dĂ©bat politique actuel.

Les flashballs sont dangereux, leur usage doit ĂȘtre suspendu

Incontournables dans les mains des policiers, les flashballs ou lanceurs de balles de dĂ©fense (LBD) sont de plus en plus prĂ©sents lors des opĂ©rations de maintien de l’ordre. Les manifestations qui accompagnement le mouvement social des Gilets jaunes depuis novembre dernier n’y Ă©chappent pas : les tirs de ces balles en caoutchouc sont de plus en plus courants. Continuer la lecture de « J’aime : le DĂ©fenseur des droits alerte sur le flashball et la marginalisation numĂ©rique »

J’aime pas : Blanquer veut supprimer les allocations familiales pour les Ă©lĂšves violents

Jean-Michel Blanquer a ressorti cette semaine une vieille lune de la droite française, l’idĂ©e de conditionner voire de supprimer les allocations familiales pour les familles qui ne mĂ©riteraient pas cette solidaritĂ©. DĂ©jĂ  en 2010, lors du quinquennat Sarkozy, une loi UMP dĂ©posĂ©e par Éric Ciotti avait instaurĂ© un systĂšme de sanctions en cas d’absentĂ©isme scolaire allant jusqu’à la suppression des allocations familiales. Continuer la lecture de « J’aime pas : Blanquer veut supprimer les allocations familiales pour les Ă©lĂšves violents »