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Intervention en séance sur l'égalité professionnelle et le temps partiel subi PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 18 Octobre 2012 13:40

nvbsenatVoir l'intervention en vidéo

Nous le savons, en France un travailleur sur cinq occupe un emploi à temps partiel. Les chiffres sont encore supérieurs en Outre-mer. Et parmi ceux-là : 70% sont des femmes.
N’y allons pas par 4 chemins : dans la plupart des cas ce temps partiel est subi !

60% d’entre ces salarié-e-s souhaitent une augmentation de leur temps de travail, soit 2,2 millions de personnes. Et parmi les 40% restant, nombre d’entre eux, d’entre elles, s’autocensurent considérant qu’elles n’ont que peu de chance d’accéder à un temps plein ou que les frais de garde des enfants amputeraient le gain occasionné.
Derrière ces moyennes se cachent de gros écarts. Les femmes non diplômées, les employées et les femmes étrangères subissent plus souvent que les autres le temps partiel. Le pic de la proportion des femmes à temps partiel se situant entre 35 et 44 ans.


Selon une étude du Conseil économique et social en 2008, les secteurs d’activités les plus touchés sont : le service aux entreprises et aux particuliers, le nettoyage, la distribution, le commerce, l’hôtellerie-restauration mais également les collectivités locales.
Coté salaire, 50 % des salarié-e-s à temps partiel percevaient moins de 800 euros en 2006. Or, l’ensemble des droits sociaux, retraite, mais également les indemnités journalières dont le congé maternité sont calculés sur cette base.
Selon des données INSEE de 2009, 33% des familles monoparentales (soit 1,6 million), essentiellement des mères avec enfants, disposent de revenus inférieurs au seuil de pauvreté contre 10,8% des couples, Parmi elles, des femmes actives, souvent victimes de bas salaires, de temps partiels contraints, morcelés et peu rémunérés.

On comprend alors comment les femmes, particulièrement celles qui assument seules les charges de leurs enfants, forment la catégorie des personnes les plus pauvres de notre pays que ce soit en métropole ou en outre-mer. Et ce, tout au long de leur vie.

Ces données sont connues. Il nous faut dorénavant engager des changements concrets afin de réduire, peu à peu, ces inégalités inacceptables.Toutefois, cette question se situe à l’articulation de plusieurs ministères : celui du Travail, des affaires sociales et du Droit des femmes.

Je souhaiterais savoir, Madame la Ministre aux droits des femmes, comment, vous comptez engager et suivre ce chantier transversal très attendu d’une grande partie de la population qui travaille mais ne s’en sort pas ?

 

Réplique après l’intervention de la Ministre :

Nous ne pouvons pas rester autocentréEs sur les questions relatives aux droits des femmes. Il nous faut aussi intégrer la dimension européenne et valoriser les bonnes pratiques.
Je remercie Madame la Ministre pour avoir publiquement exprimé le soutien de la France au projet de directive européenne présentée par Viviane Reding sur le renforcement du nombre de femmes dans les conseils d’administration des entreprises.

Cette dimension européenne donne de la force au changement !

 


 
 

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