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L’ambition sociale de Macron pour les plus pauvres va se heurter aux choix budgétaires de son gouvernement PDF Imprimer Envoyer

imageCommuniqué de presse

Paris, 13 septembre 2018

L’ambition sociale de Macron pour les plus pauvres va se heurter aux choix budgétaires de son gouvernement

Le Président de la république a présenté ce matin une série de mesures pour « éradiquer la pauvreté ». Appuyé sur le travail mené par le délégué interministériel Olivier Noblecourt, les constats énoncés par Emmanuel Macron sont justes, les propositions avancées ambitieuses.

Une volonté d’accompagner les personnes : La volonté de généraliser la Garantie Jeunes mise en place sous le quinquennat Hollande – légitime cette mesure et témoigne de la priorité accordée à l’accompagnement des personnes dans leurs parcours d’insertion.

Accompagnement encore, pour les bénéficiaires de minima sociaux : en cela, Emmanuel Macron réinvente des démarches d’insertion en oeuvre de longue date dans les conseils départementaux, notamment dirigés par la gauche. Ce volet a toujours constitué l’un des piliers de l’intervention sociale en Loire-Atlantique, avec le versement des prestations.

Développer l’accueil de la petite enfance : Le président de la République entend concentrer les efforts sur les modes de garde des enfants de moins de trois ans et aider à construire des crèches dans les quartiers défavorisés. Parce que c’est un vecteur essentiel de l’insertion professionnelle des parents isolés et de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, j’ai toujours milité pour développer le nombre de places en crèches et les modes de garde individuelle. Cet effort doit être salué.

Les moyens seront-ils à la hauteur de ces ambitions ? Ces annonces s’inscrivent dans un contexte général de fortes contraintes budgétaires qui pèsent sur les collectivités, les services publics et les associations délégataires de ces missions. Depuis le début du quinquennat, les communes et départements, acteurs de la solidarité locale alertent sur la baisse des dotations. Cet été, le gouvernement n’a pas caché sa volonté de supprimer de nombreux postes de fonctionnaires : les annonces du jour et les deux milliards annuels promis ne doivent pas faire oublier ce paysage de disette budgétaire.

Un an après avoir supprimé l’ISF, Emmanuel Macron se garde bien de faire contribuer les plus riches à sa toute récente ambition sociale, mettant en péril ses louables intentions.

Michelle Meunier

Sénatrice de la Loire-Atlantique

Vice-présidente de la commission des Affaires sociales
Membre du groupe socialiste

 
 

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