Le groupe socialiste du Sénat a soutenu la création du centre national de la Musique

Deux violons (Luis Otavio Santos et Sophie Gent - Ricercar Consort) lors de la Folle Journée à Nantes en 2009, CC-by-nd par Pierre Maura https://flic.kr/p/5WZhNV.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mardi 9 juillet 2019

Le groupe socialiste du Sénat a soutenu la création du centre national de la Musique

Le groupe socialiste a voté la proposition de loi portant la création du Centre national de la musique et se réjouit de son adoption à l’unanimité par le Sénat.

Alors que la musique constitue la première pratique culturelle des Français·e·s et la deuxième industrie culturelle, soit un poids économique de 8,7 milliards d’euros, ce nouvel outil, très attendu par tous les acteurs du secteur de la musique depuis plusieurs années, va permettre un dialogue entre tous, une unification des pratiques et constituera un guichet unique d’accès aux aides et soutiens.

Le Centre national de la musique soutiendra ainsi toutes les composantes du secteur de la musique vivante et enregistrée et garantira sa diversité.

Cet établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), placé sous tutelle du Ministre de la culture, contribuera à la mise en œuvre de la politique publique en faveur de la musique sans se substituer à l’État puisqu’il ne disposera d’aucun pouvoir de régulation.

Néanmoins, les sénatrices et sénateurs socialistes resteront vigilant·e·s sur le financement effectif de ce nouvel établissement qui, pour l’heure, ne bénéficie que du produit d’une taxe notoirement insuffisante. Les organismes de gestion collective du secteur devraient contribuer au financement, tout comme l’État, mais leur niveau de participation financière reste à définir…

Pour Sylvie Robert, cheffe de file socialiste pour ce texte : « Afin que le CNM ne soit pas une coquille vide, une demeure hospitalière et prometteuse, mais vouée à l’abandon, il est donc impératif que les financements soient à la hauteur. »

Les sénatrices et sénateurs socialistes donnent donc rendez-vous au gouvernement lors de l’examen du budget 2020 pour s’assurer que la dotation de cet établissement sera au niveau des ambitions affichées.

Photo : Deux violons (Luis Otavio Santos et Sophie Gent – Ricercar Consort) lors de la Folle Journée à Nantes en 2009, CC-by-nd par Pierre Maura.

Projet de loi Notre-Dame-de-Paris : les socialistes au Sénat dénoncent l’entêtement du gouvernement et de sa majorité

Photo : Notre-Dame de Paris, Paris, France CC-by-nc par Olivier Mabelly https://flic.kr/p/2ft4sAU.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mercredi 5 juin 2019

Projet de loi « Notre-Dame-de-Paris » : le groupe socialiste du Sénat dénonce l’entêtement du gouvernement et de sa majorité

Les sénatrices et les sénateurs socialistes, par la voix de leurs chef·fe·s de file David Assouline, Sylvie Robert et Marie-Pierre Monier dénoncent fermement l’attitude du gouvernement et de sa majorité en commission mixte paritaire.

En revenant sur les améliorations indispensables qu’avait introduites le Sénat, le gouvernement et sa majorité, non seulement piétinent le Parlement, mais attisent les inquiétudes légitimes de tous les acteurs et des amoureux de notre patrimoine.

Revenir au projet de loi initial, c’est octroyer un blanc-seing au gouvernement pour déroger, par ordonnance, sans contrôle du parlement, à l’ensemble des dispositions légales de protection du patrimoine, de l’environnement et des règles régissant les marchés publics, pour procéder aux travaux de rénovation de Notre-Dame.

C’est permettre au gouvernement de décider, quand bon lui semblerait, de la personne habilitée à gérer les fonds issus de la souscription nationale : l’État ou un futur établissement public restant à créer. Établissement public dont la durée n’est plus fixée à celle des travaux et qui pourrait perdurer bien au-delà de la restauration.

En faisant débuter la souscription nationale à la date de l’intervention télévisée du Président et non du jour de l’incendie, le gouvernement prive les premiers donateurs des avantages fiscaux auxquels les autres auront droit.

Comment justifier cette précipitation et le grand flou de ce projet de restauration, si ce n’est par la volonté du Président d’imposer sa marque personnelle.

En effet, personne ne demande à l’État et au gouvernement de reconstruire un tel joyaux architectural dans la précipitation. Chacun peut comprendre qu’une telle opération nécessite de prendre le temps de la réflexion et du respect des procédures ainsi que du déploiement des savoirs faire et de l’excellence française en matière de restauration.

La République exemplaire voulue par le Président Macron ne saurait être celle qui déroge aux codes des marchés publics et de l’urbanisme, ainsi qu’à toutes les règles de protections patrimoniales et écologiques.

La cathédrale de Paris, chère au cœur de tous les Français, méritait mieux que cette obstination à vouloir une loi d’exception pour répondre à la seule volonté du prince.

Photo : Notre-Dame de Paris, Paris, France CC-by-nc par Olivier Mabelly https://flic.kr/p/2ft4sAU.

Projet de loi « Notre Dame de Paris » : le groupe socialiste a voté pour un texte grandement amélioré par le Sénat

Photo : Notre-Dame de Paris un mois après l'incendie, CC-by par Jean-Pierre Dalbéra https://flic.kr/p/2ewofG8.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lundi 27 mai 2019

Projet de loi « Notre Dame de Paris » : le groupe socialiste a voté pour un texte grandement amélioré par le Sénat

Le groupe Socialiste et Républicain se réjouit d’avoir pu soutenir le projet de loi profondément modifié par le Sénat.

Pour les sénatrices et sénateurs socialistes et leurs chef·fe·s de file David Assouline, Sylvie Robert et Marie-Pierre Monier, le texte initial comportait plusieurs dispositions tout à fait inacceptables. Le projet de loi octroyait un blanc-seing au gouvernement pour déroger, par ordonnance, sans contrôle du Parlement, à l’ensemble des dispositions légales de protection du patrimoine, de l’environnement et de règles régissant les marchés publics, pour procéder aux travaux de rénovation de Notre-Dame. Il permettait au gouvernement de décider, quand bon lui semblerait, de la personne habilitée à gérer les fonds issus de la souscription national : l’État ou un futur établissement public restant à créer, laissant ainsi planer le doute sur l’utilisation effective des deniers publics pour la restauration de la cathédrale.

Pour Sylvie Robert : « Notre-Dame mérite une restauration exemplaire, dans la transparence la plus totale, selon les règles de protection patrimoniale du droit commun, saluées unanimement à travers le monde pour leur efficacité ».

Pour Vincent Eblé : « Cette disposition d’exception porte en elle un risque de détricotage de notre droit. C’est un danger inacceptable non seulement pour notre patrimoine historique mais également pour notre urbanisme, nos paysages, notre protection écologique et pour la lutte contre tout favoritisme et corruption ».

L’adoption d’amendements issus tant du groupe socialiste que de la majorité sénatoriale a permis de clarifier le statut de l’établissement public. Il est désormais placé sous tutelle du ministère de la culture et cantonné à la seule maîtrise d’ouvrage du chantier. Enfin, il est l’unique opérateur de gestion de la souscription.

Les sénatrices et sénateurs socialistes regrettent néanmoins de n’avoir pu étendre l’objet de la souscription à l’aménagement des abords de Notre-Dame afin de pouvoir y accueillir les visiteurs, les fidèles et des expositions pendant la durée du chantier. De la même manière ils déplorent de n’avoir pu transformer en crédit d’impôt, la déduction prévue pour les donateurs, afin que même les plus modestes, non assujettis à l’impôt bénéficient d’un avantage fiscal

Comme l’a souligné David Assouline en séance : « Nous sommes d’accord pour faire une loi exceptionnelle, mais pas d’accord pour faire une loi d’exception ! ».

Photo : Notre-Dame de Paris un mois après l’incendie, CC-by par Jean-Pierre Dalbéra.

J’aime : Avec « She Cannes » les femmes de cinéma en haut de l’affiche

À la veille du dévoilement du fameux palmarès du non moins fameux festival de Cannes, le producteur Maxime Ruszniewski a souhaité mettre les femmes de cinéma en haut de l’affiche avec #SheCannes, une série de vidéos podcasts dont la sortie est annoncée pour juin sur les plateformes dédiées.

Depuis le bouleversement #MeToo, le cinéma tente de faire sa mue et de rendre aux femmes de cette industrie culturelle si masculinisée la place qui leur est due. Le collectif 5050 dénonce régulièrement les inégalités de salaire entre femmes et hommes dans le cinéma et milite pour l’égalité et la diversité.

Ces dix portraits de femmes promettent de montrer comment, par leurs travaux et leur engagement, elles ont agi pour faire bouger les curseurs dans leur parcours cinématographique. En appui de la sortie de cette série, le producteur précise qu’« elles s’interrogent sur la place du genre dans leur œuvre ou leur fonction. De leurs débuts à la prise de conscience des premières injustices, elles livrent leurs expériences ».

On retrouvera ainsi interrogées par Iris Brey : la journaliste Caroline Fourest, les scénaristes et réalisatrices Alice Diop, Rebecca Zlotowski, Céline Sciamma, Tonie Marshall et Nadja Anane mais également, la présidente du Centre nationale du Cinéma, Frédérique Bredin, ainsi que les comédiennes Sandrine Bonnaire et Aïssa Maïga.

À n’en pas douter, une belle collection pour rendre hommage à toutes ces femmes, celles de l’ombre comme celles sous les projecteurs.

 

J’aime : « Des Liens » vers la culture pour les plus vulnérables

La scène nantaise rock et alternative a toujours su se distinguer par le talent de ses ambassadrices et ambassadeurs mais aussi par ses actions.
Voici une initiative qu’il me semble bon de relayer voire de distinguer, tant l’idée et la volonté d’agir pour un public souvent loin des salles de spectacles est forte.

« Des liens » est le nom du collectif qui s’est produit le 2 mars dernier à La Soufflerie (Rezé) sous l’impulsion de son créateur l’auteur, compositeur et interprète Dominique A. Ce concert venait clore une série d’une douzaine de concert donnés dans des structures de l’agglomération nantaise à l’attention de spectateurs dont la plupart en situation de précarité. Cette soirée était également l’aboutissement d’un travail mené en partenariat avec les travailleurs sociaux et les bénévoles, et les artistes

André Lebot, directeur du restaurant social Pierre-Landais où s’est produit Dominique A, le dit en toute simplicité : « ce n’est pas que l’estomac qu’il faut restaurer. Permettre un accès à la culture, c’est répondre à la question du sens de la vie ». Précise-t-il dans l’article consacré à cette action du numéro 3110 d’Actualités sociales hebdomadaires.

La culture est un outil supplémentaire, pour permettre à chacune et à chacun de se sentir vibrant mais surtout vivant. Pour ce public démuni, la culture aide à retrouver la confiance nécessaire à la reconstruction de soi et à l‘estime de soi. Cette initiative est une belle idée. Bravo !

Photo : Dominique A en concert avec le collectif Des liens à la Soufflerie à Rezé.

 

J’aime : « Le cas de Mademoiselle L., 14 ans » au théâtre

Novecento Souffle Le cas de Mlle L Fiapac Philippe David

À vos agendas : je tiens à partager avec vous un coup de cœur nantais. Ce mardi 26 mars, à 20 h, salle Paul Fort, la troupe de théâtre amateur de l’association Novecento, un nouveau souffle présentera  sa pièce « Le cas de Mademoiselle L., 14 ans ».

J’ai assisté à la représentation de cette pièce en septembre 2018 lors de la conférence internationale de praticiens de l’avortement et de la contraception, à Nantes.

On découvre au fil de cette pièce, la tragique histoire de Louise, 14 ans, tombée enceinte après avoir été violée par son petit copain. La nouvelle est un uppercut pour elle comme pour son père, en grande précarité.

Louise compte déjà 14 semaines de grossesse (délai limite en France pour effectuer à un avortement). Le Planning familial lui conseille d’aller à l’étranger pour procéder à l’interruption volontaire de grossesse. Mais tout cela a un coût qui va nécessiter pour son père, de vendre sa voiture et pour Louise, de se prostituer.

Le spectateur se retrouve successivement dans le bureau du planning familial puis dans la salle de réunion des praticiens du Centre IVG, témoin du désarroi des professionnel·le·s tiraillé·e·s entre éthique et conscience ou encore dans le huis-clos du domicile familial où la détresse de la jeune fille et le désespoir du père transpirent.

Cette pièce a été inspirée de parcours et d’histoires vécues relatés par les membres du centre d’IVG Clotilde-Vautier de Nantes, dont le gynécologue Philippe David, membre de cette troupe. Elle est portée par le texte poignant de Romain Fohr et servie par la mise en scène rythmée d’Alan Boone.

Ce récit contribue grandement à mettre en lumière la pratique de l’interruption médicale de grossesse (IMG) mobilisée par des gynécologues lorsque la situation psycho-affective de la (future) maman est trop fragile pour justifier que la grossesse aille a son terme. Les enjeux éthiques autour de cette pratique seront évoqués à l’issue de la représentation avec la présentation du projet ISEAD (Institut Souffle-Éthique-Art Dramatique).

À ne pas manquer.

Mardi 26 mars 2019, 20 h, salle Paul Fort – La Bouche d’Air, 9 rue Basse Porte 44000 Nantes.

Billetterie : https://www.helloasso.com/associations/novecento-un-nouveau-souffle/evenements/representation-en-public-le-cas-de-mademoiselle-l-14-ans