Loi de programmation de la recherche : les groupes de gauche du Sénat saisissent le Conseil Constitutionnel

Bâtiment Censive CC-by-nc-nd par David Gaborit https://flic.kr/p/5L2BBs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Vendredi 27 novembre 2020

Projet de loi de programmation de la recherche : le groupe Socialiste Écologiste et Républicain et les groupes de gauche du Sénat saisissent le Conseil Constitutionnel 

Le texte du projet de loi de programmation de la recherche présentait, dans sa version initiale, de graves reculs et points d’inquiétudes pour la recherche française dénoncés par Sylvie Robert, cheffe de file pour les socialistes sur le texte. Il comprend désormais dans sa version finale, issue de la commission mixte paritaire, des mesures catastrophiques pour l’avenir de la recherche et de l’université françaises

Loin de régler la question du sous-financement, le retour, dans la loi, à une programmation pluriannuelle sur 10 ans repousse beaucoup trop loin, voire enterre, l’objectif des 3% du PIB consacré à la recherche, faisant douter de la sincérité de cette loi de programmation.

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Frais d’inscription des étudiant·e·s étranger·e·s : non au tri social, l’urgence de l’égalité !

J’ai signé cette tribune intitulée « Bienvenue en France », dont l’initiative revient à l’UNEF et reprise par le journal Libération dans son édition du 10 juin.
Elle fait la lumière sur une injustice qui touchera cette jeunesse silencieuse que sont les étudiant·e·s étranger·e·s hors UE.

J’en reproduis ici le contenu et les premier·e·s signataires.

“Instaurer une forme d’équité financière”, ce sont les mots utilisés par
Edouard Philippe le 19 novembre 2018 pour justifier la multiplication par 16 des frais d’inscription des étudiant·e·s ne venant pas de l’Union Européenne.

Depuis 2019, les frais sont en théorie passés à 2770€ en Licence (contre 170€) et 3770€ en Master (contre 243€) pour tou·te·s les étudiant·e·s étranger·e·s hors UE. En pratique, cette réforme a été tellement rejetée qu’elle n’est presque pas appliquée. Universités d’Orléans, de Paris 2, de Rennes 1 et de Franche-Comté
voici les quelques établissements ayant appliqués la mesure pour l’année 2019-2020.

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Projet de loi « Santé » : au Sénat les socialistes apportent des réponses à la problématique des déserts médicaux

Hôpital des Nounours - Caen 2013, CC-by-nc-nd par Gaetan Zarforoushan https://flic.kr/p/dUx855

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mercredi 29 mai 2019

Projet de loi « Santé » : au Sénat les socialistes  apportent des réponses à la problématique des déserts médicaux

Dans le cadre de l’examen au Sénat du projet de loi « Organisation du système de santé » le groupe socialiste du Sénat s’est tout particulièrement penché sur la question des déserts médicaux.

Par voie d’amendement, il propose que la dernière année d’études des étudiants de médecine en 3e cycle (médecine générale et d’autres spécialités déficitaires) soit une année de pratique ambulatoire en autonomie, réalisée en cabinet ou en maison de santé, dans les zones manquant de médecins généralistes et de certains spécialistes (zones rurales, insulaires et politique de la ville).

Cette année de pratique en autonomie pour les médecins généralistes, ophtalmologistes et autres spécialités déficitaires, permettra de familiariser ces professionnels de santé à la pratique en zones médicalement sous-denses.

Cette mesure renforcera l’attractivité de ces zones déficitaires en santé et permettra plus sûrement de favoriser l’installation de jeunes professionnels que des mesures coercitives non viables, et contournables par ailleurs.

Elle permettra en outre de déployer plusieurs milliers de professionnels de santé sur l’ensemble du territoire très rapidement et de répondre ainsi aux besoins des populations qui se sont fortement exprimés en matière de santé tout récemment notamment à l’occasion du grand débat national.

L’accès aux soins est en effet une préoccupation fondamentale des citoyens et des sénatrices et sénateurs socialistes.

Afin d’aboutir à un consensus et dans un objectif d’intérêt général, les sénateurs socialistes et apparentés, avec leurs chefs de file, Yves Daudigny et Bernard Jomier, ont travaillé avec la commission des affaires sociales à une proposition commune dépassant les clivages partisans. À l’issue de ce travail de concertation, ils ont donc déposé un amendement apportant une réponse efficace et rapide à la problématique des déserts médicaux. Cet amendement a vocation à être adopté par le Sénat.

Photo : Hôpital des Nounours – Caen 2013, CC-by-nc-nd par Gaetan Zarforoushan.