Proposition de loi contre les violences au sein de la famille : le groupe socialiste dénonce un simulacre d’examen en séance

2019-11-06 - ppl Agir contre les violences au sein de la famille

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Jeudi 7 novembre 2019

Proposition de loi contre les violences au sein de la famille : le groupe socialiste dénonce un simulacre d’examen en séance

Pour les sénatrices et sénateurs socialistes, la lutte contre les violences familiales méritait mieux qu’un examen tronqué où les propositions d’améliorations du texte ont été systématiquement rejetées pour satisfaire les objectifs de communication du gouvernement et de la droite sénatoriale.

Le groupe socialiste avait abordé ce texte dans un esprit constructif et son examen avait traduit cet état d’esprit positif. Le travail en commission a illustré la volonté de tous de dépasser les clivages politiques classiques pour trouver le meilleur dispositif pour lutter contre les violences conjugales.

Hélas, la droite sénatoriale, pourtant très largement absente en séance, a bloqué toutes les propositions d’améliorations concrètes du texte par pur opportunisme par des manœuvres réglementaires qui ne sont pas à leur honneur.

Quant au gouvernement, soucieux d’assurer la communication du Grenelle des violences conjugales et de garder le monopole du sujet, il a lui aussi refusé toute amélioration du dispositif juridique présenté reconnaissant pourtant à plusieurs reprises l’intérêt des propositions socialistes, et d’une manière générale des autres groupes.

Le groupe socialiste par la voix de sa cheffe de file Marie-Pierre de la Gontrie a regretté l’image donnée du Sénat et du travail parlementaire à cette occasion. Mais surtout, il dénonce le cynisme du gouvernement qui face à cette cause majeure et aux milliers de victimes, retarde la mise en place urgente de nouvelles mesures pourtant attendues.

Face à ces pratiques du gouvernement et des LR, les sénatrices et sénateurs du groupe Socialiste et Républicain et du groupe CRCE ont décidé de quitter l’hémicycle.

Intervention de Michelle Meunier en séance publique.

Photo et vidéo : intervention de Michelle Meunier en défense des amendements 60, porté par les sénatrices et sénateurs socialistes (prévoir l’examen systématique de la suspension de l’autorité parentale de l’auteur des violences dans le cadre de l’ordonnance de protection), et 117, de la sénatrice Josiane Costes (RDSE), (permettre au juge aux affaires familiales de solliciter, lorsqu’il ordonne un droit de visite médiatisé dans le cas de suspicions de violence sur les enfants, un compte rendu du déroulement des visites entre parents et enfants pour les structures de type espaces de rencontre).

J’aime : le numéro de février mars du magazine Loire-Atlantique

Une fois n’est pas coutume, je tiens à partager un coup de cœur local et mettre à l’honneur ce magazine institutionnel qui à chaque numéro fait un focus sur un thème illustrant les champs d’intervention du Département.

La dernière édition consacre son dossier aux violences éducatives ordinaires, en écho à la proposition de loi du 28 novembre dernier pour lutter contre les violences éducatives et visant à inscrire le principe selon lequel l’autorité parentale doit s’exercer sans violence physique ou psychique.

On y trouve également le témoignage de professionnel·le·s dont Clémentine Claire, rencontrée en octobre dernier pour me présenter à la fois la méthode et son réseau dédié à la parentalité créative, concept de parentalité consciente, joyeuse et aimante posée par Catherine Dumonteil Kremer et reposant sur les dernières recherches en neurosciences, les acquis de la psychologie positive, la communication non-violente, la théorie de l’attachement, et de l’état de nos connaissances sur les mécanismes émotionnels des enfants et des adultes.

Cadio mag 159 CD44
Jacqueline Cadio, hommage rendu dans le numéro 159 février/mars 2019 du magazine Loire-Atlantique.

Enfin, à lire dans ce magazine, en amont du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, le portrait de 8 femmes qui ont marqué la Loire-Atlantique de leurs pas militants dont celui de Jacqueline Cadio, qui  par ses travaux au conseil général puis à mes côtés en tant que collaboratrice parlementaire a su faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes. C’est un bel hommage à son action.