J’aime : la réactivité des maires et des élu·e·s de proximité face au virus

Flacon de gel hydroalcoolique et écharpe tricolore. CC-by-4.0 par Michelle Meunier

Lorsque les premières mesures nécessaires à l’endiguement de la propagation du virus
SARS-COV 2 ont été annoncées le 12 mars dernier, il s’agissait de fermer les crèches, les écoles et les structures d’accueil de la petite enfance. Les collectivités organisatrices de ces accueils, en lien avec le Département et la communauté éducative, ont d’emblée considéré l’ampleur du choc et les questions qu’allaient susciter ce bouleversement auprès des parents. 

La seconde onde de choc a été l’annonce du confinement général et l’appel aux personnels nécessaires au fonctionnement des hôpitaux mais aussi toutes celles et ceux dont l’activité a permis et permet encore aujourd’hui, que notre quotidien soit tenable. Dans ce tumulte, les mairies et leurs services, les intercommunalités, elles-mêmes en proie à la question de leur propre réorganisation, ont su faire face et mettre en place des solutions de gardes et d’accueil des enfants pour permettre à tous ces agents et ces salarié·e·s de pouvoir aller travailler sans avoir à se soucier – ou dans une moindre mesure – du périscolaire, de la continuité éducative, de la restauration scolaire ou de l’accueil pendant les vacances scolaires de leurs enfants. Chaque commune a su, en fonction de ses moyens et des problématiques rencontrées localement, répondre aux besoins des parents. 

Elle est là l’intelligence et l’agilité de nos territoires ! 

Je le souligne d’autant plus que certains d’entre eux sont « coincés » entre deux tours d’élections municipales ou avec des élu·e·s qui avaient décidé de raccrocher l’écharpe, prêt·e·s à passer à autre chose. Par cet aspect le contexte de crise sanitaire démontre combien l’engagement municipal est viscéral.   

Les maires ne sont certes pas en première ligne mais ces joueurs et joueuses de fond de court répondent aux interrogations des populations, et elles sont nombreuses en cette période, soutiennent les plus fragilesencouragent les solidarités quand les moyens municipaux manquent pour agir. Ils et elles font, s’activent, agissent, prévoient. Sur eux se reportent et vont encore beaucoup se reporter de questions auxquelles, ils et elles n’ont pas encore de réponses à apporter. Nos maires méritent un « J’aime ».

Photo : Flacon de gel hydroalcoolique et écharpe tricolore. CC-by-4.0 par Michelle Meunier

Les socialistes au Sénat regrettent le refus de la droite d’avancer dans la lutte contre la criminalité environnementale

Photo : manifestation ecocide blast à Paris en 2013, CC-by-nc-nd par hilashpr https://flic.kr/p/hskiBV.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Jeudi 2 mai 2019

Les sénatrices et sénateurs socialistes regrettent vivement le refus de la droite sénatoriale d’avancer dans la lutte contre la criminalité environnementale

En rejetant ce soir la proposition de loi socialiste visant à reconnaitre le crime d’écocide, la droite sénatoriale renonce à lutter contre la criminalité environnementale.

Appropriation illégale des terres, pillage de ressources, pollution à grande échelle, cette criminalité environnementale connait un développement alarmant à l’échelle de la planète. Il y a urgence à agir pour lutter contre les crimes qui détruisent la planète et mettre un terme à l’impunité.

Face aux écocides, ces crimes les plus graves qui causent des dommages irréversibles aux écosystèmes et aux populations, il faut doter les États d’un arsenal pénal puissant. On ne peut plus se permettre d’être naïf : seule une réponse pénale à hauteur des crimes commis permettra de lutter à armes égales contre ceux qui détruisent la planète et en font commerce.

C’était l’ambition de la proposition de loi présentée par le sénateur Jérôme DURAIN et les membres du groupe socialiste et républicain. Le texte créait un crime d’écocide inscrit dans le code pénal et prévoyait une peine de réclusion criminelle de vingt ans et de 7 500 000 euros d’amende.

L’inertie et les blocages des États laissant peu d’espoir que le crime d’écocide soit reconnu au niveau international, la France doit prendre l’initiative.

L’exceptionnelle mobilisation citoyenne qui essaime aux quatre coins du monde pour préserver notre environnement ne doit pas rester sans conséquence.

Inscrire dans notre droit national le concept d’écocide permettrait de provoquer un élan encourageant à quelques semaines des élections européennes.

Comme l’a souligné en séance Jérôme Durain, auteur de la proposition de loi : « les lacunes de notre arsenal juridique encouragent ce jeu mortifère de destruction de l’environnement. En prenant l’initiative, nous pouvons ouvrir la voie à d’autres pays et à des traités internationaux ».

Le groupe socialiste et républicain regrette vivement que la droite au Sénat et le gouvernement n’aient pas saisi cette opportunité de faire avancer la lutte contre la criminalité environnementale et pour la préservation des populations qui en sont victimes.

Photo : manifestation ecocide blast à Paris en 2013, CC-by-nc-nd par hilashpr.

Criminalité environnementale : une proposition de loi socialiste au Sénat pour reconnaitre l’écocide

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Vendredi 5 avril

Criminalité environnementale : une proposition de loi socialiste au Sénat pour reconnaitre l’écocide

Appropriation illégale des terres, pillage de ressources, pollution à grande échelle, la criminalité environnementale connait un développement alarmant à l’échelle de la planète. Il y a urgence à agir pour lutter contre les crimes qui détruisent la planète et mettre un terme à l’impunité.

Face aux écocides, ces crimes les plus graves qui causent des dommages irréversibles aux écosystèmes et aux populations, il faut doter les États d’un arsenal pénal puissant. On ne peut plus se permettre d’être naïf : seule une réponse pénale à hauteur des crimes commis permettra de lutter à armes égales contre ceux qui détruisent la planète et en font commerce.

C’est l’ambition de la proposition de loi présentée par le sénateur Jérôme DURAIN et les membres du groupe socialiste et républicain. Le texte crée un crime d’écocide inscrit dans le code pénal et prévoit une peine de réclusion criminelle de vingt ans et de 7 500 000 euros d’amende. Déposé le 19 mars, il sera examiné par le Sénat en séance publique le 2 mai.

L’inertie et les blocages des États nous laissent peu d’espoir que le crime d’écocide soit reconnu au niveau international. La France doit prendre l’initiative.

Elle l’a fait en 2017 en adoptant la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre qui place le respect des droits humains, sociaux et environnementaux au cœur des préoccupations des multinationales. Cette loi a aujourd’hui valeur de référence pour de nombreuses initiatives nationales et internationales en ce domaine.

Ce que la France a initié en matière de responsabilité sociale et environnementale des entreprises multinationales, ce qu’elle ébauche concernant les GAFA, elle peut l’entreprendre en matière de lutte contre la criminalité environnementale.

La politique de la France en matière d’environnement et de climat ne peut plus se résumer à des slogans et des hashtags. Il faut proposer aux Français une traduction politique aux défis de la planète. L’exceptionnelle mobilisation citoyenne qui essaime aux quatre coins du monde pour préserver notre environnement ne doit pas rester sans conséquence.

Inscrire dans notre droit national le concept d’écocide permettrait de provoquer un élan encourageant à quelques semaines des élections européennes.

Photo : Mobilisation contre les écocides à Paris en 2014. CC-by-nc-nd par Hilashpr