J’aime : le documentaire « Primum non nocere, l’enfant victime de violences sexuelles devient-il un adulte comme les autres ? »

Dre Violaine Guérin (capture Documentaire "Primum non nocere" E. Lemasson

Dans son documentaire, le réalisateur Éric Lemasson donne la parole à la fois aux victimes de violences mais aussi aux médecins et professionnel·le·s de santé. Si la vocation première de ce travail est de sensibiliser le monde médical dans sa globalité, il va bien au delà en alternant les témoignages montrant l’étendue de l’incidence sur la vie des victimes mais aussi sur la nécessité de revoir les apprentissages médicaux. 

Les témoignages de sage-femmes, patientes victimes, gynécologues mais aussi d’une ostéopathe évoquent combien les corps expriment les maux. 
La docteure Violaine Guérin le dit : bien souvent les problèmes obstétricaux rencontrés chez des futures mamans ou encore les maladies tyroïdiennes ou auto-immunes peuvent avoir un lien avec des violences sexuelles subies pendant leur enfance et pour lesquelles il n’a pas été fait de parcours de soins réparateurs. 

D’autres praticien·ne·s intervenant dans le champ gynécologique disent également que la première des questions à poser aux patient·e·s et avec toute la bienveillance nécessaire à l’approche de ce sujet, devrait-être « avez-vous fait l’objet de violences sexuelles ? ». À titre d’exemple, l’endométriose tend désormais a être abordée comme pouvant être la conséquence de violences sexuelles subies sur une longue période. 

Pour ces médecins, dont le docteur Israël Nisand, il est désormais nécessaire de changer de paradigme et, à la fois d’enrichir le cursus universitaire des médecins et des professionnel·le·s de santé sur la question des violences sexuelles et leurs conséquences, mais aussi pour que les pratiques soient plus bienveillantes envers les patient·e·s et notamment que les médecins se projettent dans leur situation. En effet, pour les victimes de ce type de violence, tout acte médical prodigué dans la zone concernée sans leur consentement les amène à revivre les violences subies et dont ils et elles portent les stigmates dans leurs chairs. 

Rappelons que selon les estimations du Conseil de l’Europe, près d’un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles. Ces violences ont des conséquences sur les adultes qu’ils et elles deviennent. Elles ont également des conséquences sur nos dépenses de santé. Ne l’oublions pas. 

Photo : Docteure Violaine Guérin, endocrinologue (extrait du documentaire)

Restez chez vous, restons connecté·e·s

Télétravail de l'équipe parlementaire de Michelle Meunier durant le confinement dû au CoVid-19


Pendant le confinement, ma permanence parlementaire est fermée mais mon équipe parlementaire se tient disponible pour répondre à vos questions et faire remonter vos interrogations. Vous pouvez me joindre en priorité par la messagerie habituelle m.meunier@senat.fr ou par téléphone au 02 28 24 57 93 (le courrier postal sera plus difficile à relever).

Merci de limiter vos déplacements au strict minimum et dans le respect des consignes.

Restez chez vous.

Prenez des nouvelles de vos proches et témoignons toutes et tous de notre soutien aux équipes soignantes mobilisées comme aux professionnel·le·s du soin, des métiers du domicile et du travail social qui assurent la continuité des missions de solidarité.

Dimanche, à Nantes, en confiance, je vote Johanna Rolland

Programme et circulaire #JR2020

Dimanche 15 mars, nous irons voter pour les élections municipales. À Nantes, ce premier tour sera décisif et j’ai choisi d’apporter mon soutien à Johanna Rolland et son équipe. Parmi ses nombreuses propositions, je vous propose de découvrir celles qui ont particulièrement retenu mon attention : la petite enfance et l’éducation, responsabilités majeures des communes, la lutte contre les discriminations, marqueur d’égalité que la gauche s’honore de faire vivre en tout lieu et à tout moment, le développement des solidarités, reflet évident de notre attention aux plus fragiles, et la prise en compte de l’impact de nos modes de vie sur notre santé.

Supprimer le plastique, fin des perturbateurs endocriniens, mieux accueillir les petits enfants, être attentif à celles et ceux que le recours accru au numérique isole, vivre fièrement son orientation sexuelle sans en souffrir… j’y consacre mon mandat de sénatrice et, sur ces sujets, je trouve la vision de la liste Nantes en confiance pertinente et ambitieuse.

Quelques propositions, en bref :

👶 La petite enfance, vecteur d’égalité professionnelle :

  • 600 nouvelles places en centres de loisirs, 700 nouvelles places d’accueil petite enfance
  • nouveaux modes de garde ponctuelle pour faciliter la recherche d’emploi, l’engagement bénévole associatif
  • soutenir et accompagner les projets d’installation de maisons d’assistant.e.s maternel.le.s.

🖥️ Le numérique, solidaire et durable :

  • un pack solidarité numérique avec un chèque formation, une offre de connexion solidaire et un accès à un réseau de la médiation numérique par quartier.
  • Créer une filière locale de réemploi des équipements et matériels numériques

🏳️‍🌈 La lutte contre les discriminations :

  • Accompagner l’installation de Nosig, centre Lgbtqi+ de Nantes, dans de nouveaux locaux en centre-ville.
  • Créer un observatoire nantais des discriminations d’accès à l’emploi.

🚸 L’éducation et la transition climatique dans les écoles :

  • Proposer 100 % de repas « faits-maison » dans les cantines avec 75 % de produits bios et locaux et une cantine zéro plastique.
  • Mettre en place dans les cantines un double menu quotidien, dont un végétarien.
  • Créer un « passeport nature » pour chaque enfant : 10 expériences nature à vivre durant le cycle primaire.

🌡️ La santé, pour tous, et des modes de vie qui ne nous mettent pas en danger :

  • Favoriser l’accès à la santé pour tous : création d’une maison de santé mobile et mise en place de médiateurs santé dans chaque quartier, ouverture des maisons de santé de Bellevue et Nantes Nord en 2021 et 2022.
  • Accompagner le projet de création d’une Maison des soins palliatifs pour soutenir les malades et leurs proches.
  • Évaluer l’impact santé environnement-climat des politiques publiques et grands projets urbains.
  • Lutter contre les perturbateurs endocriniens en agissant pour une ville nature : zéro plastique, zéro pesticide, etc.
  • Aller vers une ville zéro plastique à usage unique : zéro plastique dans les cantines, une commande publique exemplaire, un soutien accru aux commerces de vente en vrac et zéro déchets, un « Grand Atelier Zéro Plastique » pour les habitants.
  • Renforcer la prévention contre l’alcoolisation : campagnes de communication, accompagnement des initiatives des acteurs visant à lutter contre l’hyper-alcoolisation.
  • Mettre en place un plan de prévention des addictions aux stupéfiants, avec la création d’un appel à projet annuel finançant des actions de prévention proposées par les acteurs.
J'étais mercredi 11 mars avec les soutiens de Johanna Rolland pour faire connaitre le programme de la liste Nantes en confiance.
J’étais mercredi 11 mars avec les soutiens de Johanna Rolland pour faire connaitre le programme de la liste Nantes en confiance.

Cet aperçu, déjà long, ne peut pas être exhaustif : je vous invite donc à parcourir le projet de Johanna Rolland pour l’action sociale, les logements, la coopération territoriale, la déontologie des élu·e·s, la transparence…

Covid-19 : pour sortir de la crise sanitaire et sociale, le groupe socialiste du Sénat demande l’application de mesures d’urgence

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Jeudi 12 mars 2020

La France est touchée de plein fouet par la propagation du coronavirus. Or, cette crise sanitaire intervient dans un contexte de tensions dans les hôpitaux ainsi que dans les services d’urgences que le gouvernement n’a pas su prévenir ni traiter malgré les mises en garde du groupe socialiste et républicain du Sénat.

Pour faire face à cette situation, nous demandons au gouvernement de prendre des mesures d’urgence, mais également des décisions d’accompagnement des secteurs touchés afin d’anticiper ses conséquences économiques.

Dans l’immédiat, nous demandons la mise en œuvre du plan d’urgence pour l’hôpital qui prévoit le déblocage d’une enveloppe d’un milliard d’euros pour permettre la réouverture de lits dans tous les territoires, avec une priorité pour les zones carencées. En effet, cette crise sanitaire met une nouvelle fois en lumière les inégalités territoriales en matière d’accès aux soins. Ce plan doit être étendu à la médecine de ville.

L’urgence sociale implique de soutenir sans délai les plus fragiles de nos concitoyens par les mesures suivantes :

  • A minima le report de la réforme de l’assurance-chômage prévue pour le 1er avril 2020 ;
  • A minima le report de la réforme des aides aux logements prévue pour le 1er avril 2020 ;
  • Prolongation du plan d’hébergement hivernal ;
  • Prolongement de la trêve hivernale des expulsions locatives ;
  • Ouverture immédiate de l’aide médicale d’État pour les Français de l’étranger de retour en France et les étrangers présents sur le territoire national ;

Par ailleurs, nous demandons au gouvernement d’encadrer les prix de l’ensemble des produits de première nécessité et de l’énergie, sur le modèle de la décision prise pour le gel hydro-alcoolique.

A court terme, nous demandons au gouvernement qu’il prenne des mesures de soutien et d’accompagnement des secteurs touchées par cette crise. Les secteurs de la culture, du sport, de la restauration, de l’événementiel, du tourisme et des transports devront notamment faire l’objet d’un soutien appuyé et adapté des pouvoirs publics.

Ensuite, nous considérons qu’il est nécessaire de trouver dès à présent un accord au niveau européen pour geler l’application du pacte de stabilité qui contraint la capacité budgétaire d’intervention des États. A défaut, nous demanderons l’engagement d’un plan d’investissement national. Dans la même logique, nous demandons que le Parlement examine une loi de finances rectificative et une nouvelle loi de programmation des finances publiques dans les meilleurs délais.

Le groupe socialiste déposera dans les prochains jours, une proposition de loi déclinant ces mesures, dont le gouvernement pourra se saisir.

Cette crise suppose que la France fasse preuve de cohésion et solidarité nationale et d’esprit de responsabilité. Nous condamnons toute tentative d’utilisation de cette situation à des fins politiciennes. Mais, cette unité nationale, que chacun appelle de ses vœux, devrait inciter le gouvernement à ajourner l’examen de la réforme des retraites au Sénat, afin de permettre un débat dans un contexte plus favorable.

J’aime : Ménauposées, et alors ? Un regard sociologique qui fait du bien

Place de la Santé Mutualité française Pays de la Loire le 2 mars 2020 à Nantes, twitter @Mut_PDL

La Mutualité française Pays de la Loire organisait mardi 3 mars , l’un de ses petits déjeuners débat portant sur les sujets de santé et de prévention. 

Le thème de cette matinée était consacré à un sujet qui, le peu de fois où il est abordé, l’est sous un angle médicalisé et sous le prisme de ses symptômes : la ménopause. 

Au cours de ces deux heures, Cécile Charlap, docteure en sociologie, a su démontrer combien cette période de la vie d’une femme peut être une complète construction sociale adossée à une notion de genre. 

Elle rappelait, à titre d’exemple, qu’au Japon il n’existe pas de mot équivalent à celui de ménopause, tandis qu’au Cameroun, chez les Betis, le mot se traduit par « femme importante » tant il est lié à la période à laquelle les femmes accèdent aux plus hautes fonctions. J’ai décidé d’ajouter une phrase au dernier moment.

Elle précisait également que dans nos sociétés occidentales la vie des femmes est principalement axée sur sa période de fertilité (la norme hormonale pour la femme étant celle de sa période de fécondité) et où comment la presse people et la presse féminine mettent très souvent en corrélation grossesse et âge de la star concernée. 

Ne pas en faire une maladie

Sans nier les effets physiques de la ménopause sur le corps des femmes, Cécile Charlap a également évoqué, au travers de différents témoignages, comment la ménopause peut être vécue différemment : liberté retrouvée pour les unes ou période anxiogène pour les autres. La ménopause est aussi appréhendée différemment en fonction de l’âge des femmes. Enfin c’est aussi selon la façon dont elles sont accompagnées, entendues et soutenues (par leur entourage et leur médecin notamment) que cette période est plus ou moins bien vécue. En tout cas, il serait utile d’arrêter de penser cette période comme un problème de santé dont le traitement est imposé par le médecin…

Des travaux forts intéressants qui permettent de porter enfin un regard différent sur ce moment de la vie des femmes, un éclairage dont peu à peu, comme elle a pu le souligner, le milieu artistique tend à se saisir pour le sortir des sujets tabou, et c’est tant mieux.

Lire ses travaux : Cécile CHARLAP, « La fabrique de la Ménopause », CNRS éditions, coll. « Corps »

La série « un podcast à soi » d’ARTE Radio a consacré un épisode à la ménopause : Vieille et alors ?

Photo : Place de la Santé, Mutualité française Pays de la Loire, le 2 mars 2020 à Nantes, twitter Mut_PDL

Débat au Sénat sur les mesures de santé publique face aux risques d’une épidémie de Coronavirus : quelles mesures pour les EHPAD ?

Ce mercredi 4 mars se tenait en séance publique du Sénat, un débat sur les mesures de santé publique face aux risques d’une épidémie de Coronavirus, organisé à la demande du Président du groupe Les Républicains.

Le Gouvernement était représenté par Olivier Véran, ministre de la Santé. J’ai souhaité l’interroger sur la situation dans les EHPAD qui, à double titre, doivent faire l’objet d’une attention toute particulière en cas de crise pandémique.

Voici le texte de ma question. Seul le prononcé fait foi

Monsieur le ministre,
On le sait le fonctionnement actuel de certains EHPAD est déjà dans un « mode dégradé ». Les mots que j’emprunte sont volontairement déshumanisés pour qualifier des réalités déshumanisantes. Le manque de personnel est criant et l’ensemble des professionnel.les ne cesse de le rappeler et attendent des mesures plus que chirurgicales que celles prises par votre prédécesseure à ces fonctions.

Or, il est reconnu et documenté que l’hébergement en institution peut favoriser la diffusion des virus. Le COVID-19 n’y fait pas exception et n’y fera pas exception.

Les personnes âgées font parties des personnes les plus à risques de par leur vulnérabilité aux infections respiratoires aiguës, mais aussi par le profil de comorbilité présenté par certains sujets. Je rappelle que le virus de la grippe reste le premier facteur de cause de mortalité dans les établissements.


Les EHPAD situés dans les clusters, comme à Crépy-en-Valois, ont d’ores et déjà pris les mesures qui s’imposent : confinement des résidents dans leur chambre y compris pour les repas et restrictions drastiques de visites entre autres.
Pour les autres établissements, dans ses dernières recommandations adressées aux professionnels du secteur médico-social, votre ministère incite les établissements à identifier les salariés revenant des zones à risque. Dans ces cas de figure, le personnel est invité à ne venir travailler qu’après la période de quatorzaine et/ou à voir leurs activités réorganisées afin de ne pas être en contact avec ces personnes, par définition vulnérables.


Ainsi dans un contexte général d’activité déjà particulièrement tendu
, on ne peut pas ne pas penser aux résidents. Le SYNERPA envoyait d’ailleurs hier aux établissements, un rappel des mesures générales à appliquer où il évoque notamment cette continuité d’activité.


Ma question monsieur le ministre est la suivante, et elle est double. Dans un contexte épidémique éventuel, quelles mesures le gouvernement compte-t-il mettre en œuvre pour faire face à une prise en charge massive des personnes âgées infectées ? Et quelles mesures peuvent être prises pour permettraient la continuité de l’activité dans les EHPAD?

La recherche sur les embryons doit aussi s’intéresser à l’infertilité et aux anomalies congénitales

Human oocyte with Zona pellucida, in vitro fertilization (IVF) and assisted reproductive technology (ART) with ZEISS Axio Vert.A1 and PlasDIC contrasting method

Hier au cours du débat du projet de loi bioéthique, nous avons étudié le cadre des recherches portant sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires.

Voici ce qu’il en est :

– Le cadre actuel de recherche sur les embryons est maintenu : il est nécessaire aux équipes scientifiques d’obtenir une autorisation préalable de l’Agence de biomédecine pour des recherches sur les embryons. Le maintien de critères stricts est assuré : pertinence scientifique du projet de recherche, finalité médicale, recherche non réalisable sans le recours à ces embryons. Les principes éthiques qui régissent la recherche sur les embryons et cellules souches sont rappelés, notamment l’interdiction du clonage pour la constitution des embryons.

– Pour les cellules souches embryonnaires humaines, un nouveau régime de recherche soumis à déclaration préalable est institué.

Nous avons donc décidé d’acter la différence de nature entre embryons et cellules souches.

En parallèle, les débats ont porté sur une disposition visant à renforcer les recherches sur l’infertilité, partant du postulat qu’une meilleure connaissance de l’infertilité et de ses causes pourrait éviter le recours accru à l’assistance médicale à la procréation.

J’ai ainsi apporté mon soutien à un amendement déposé par des collègues du groupe communiste visant à développer la recherche sur l’infertilité liée aux problématiques environnementales : perturbateurs endocriniens, ondes électromagnétiques.

Dans mon intervention, j’ai évoqué l’inquiétude croissante de la population tant face à l’infertilité pouvant être fondée sur ces causes que sur certaines conséquences sanitaires majeures : en Loire-Atlantique, les « bébés nés sans bras » ou les nombreux cas localisés de cancers pédiatriques souffrent de méconnaissance scientifique.

J’ai rappelé que « la recherche scientifique publique ne parvient pas à lever les doutes de la population : certains facteurs sont étudiés isolément, sans établir de causalité. Les familles concernées souhaitent que la puissance sanitaire publique approfondisse ses investigations, en s’intéressant à l’effet cocktail, multifactoriel. Dans ce flou, les boucs émissaires sont vite trouvés (activités industrielles passées, pesticides…) sans établir de preuve : nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette situation nébuleuse. Les élu·e·s des communes sont aussi bien désemparés. »

Extrait de mon intervention au Sénat le 28 janvier 2020 en soutien à l’amendement 215 à l’article 14 du projet de loi bioéthique.
J’ai défendu le développement de la recherche sur les embryons en lien avec l’infertilité due aux perturbateurs endocriniens ou aux ondes électromagnétiques.

Selon moi, il y a un risque de « confier au marché le diagnostic sanitaire de notre population ».

L’amendement n’a pas été adopté, de peu, ce que je regrette, mais je maintiens mon attention à ce sujet, dans la lignée de ma question écrite posée au gouvernement au sujet des cancers pédiatriques de Sainte-Pazanne.

Photo : Human oocyte with Zona pellucida, in vitro fertilization (IVF) and assisted reproductive technology (ART) with ZEISS Axio Vert.A1 and PlasDIC contrasting method, CC-by-sa par Zeiss.

Visite du Pôle Parents Bébés Bambins, espace santé à Nort-sur-Erdre

Pôle Parents Bébés Bambins Nort-sur-Erdre

Lundi 16 décembre 2019, j’ai rendu visite à l’association Parents Bébés Bambins, qui a installé à Nort-sur-Erdre un pôle médical centré sur les besoins des petits enfants et de leur famille. Une médecin et deux infirmières puéricultrices accueillent les enfants, malades ou lors de visites de contrôle : elles m’ont présenté leur approche, un parcours pluridisciplinaire, un échange entre professionnelles. Elles animent également des ateliers d’éveil à la motricité libre, en complément avec les interventions de la PMI.

Les élu.e.s de la ville de Nort-sur-Erdre appuient l’association, qui répond aux besoins exprimés par les familles de la commune et du nord du département : la démarche préventive est saluée et permet parfois d’éviter le recours aux urgences pédiatriques à Nantes.

Un fonctionnement innovant qui mérite d’être connu et soutenu. Je vais d’ailleurs appuyer leur démarche auprès du gouvernement et de l’ARS, pour contourner quelques obstacles de gestion liés à leur approche pluridisciplinaire.

Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale en nouvelle lecture : un nouveau rendez-vous raté pour l’hôpital !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Samedi 30 novembre 2019

Malgré quelques avancées intégrées en nouvelle lecture, le Groupe socialiste confirme son opposition au texte.

Ce projet de loi de financement de la Sécu ne répond toujours pas aux besoins du moment, en particulier sur la crise sans précédent de l’hôpital et sur la question de la dépendance.

Pour l’hôpital, la traduction dans le PLFFS des annonces du premier ministre le
20 novembre, est particulière décevante. Le Gouvernement passe une nouvelle fois à côté de la réalité des besoins.

Le Groupe socialiste regrette vivement que :

– les demandes de revalorisations salariales se transforment en primes, qui ne concernent que l’Ile-de-France qui plus est, sans aucune augmentation du point d’indice, ce qui était l’une des principales revendications des infirmiers et
aides-soignantes dont les salaires sont parmi les plus bas de l’Union européenne ;

– que ne soit pas mis fin aux fermetures de lits ;

– qu’il n’y ait pas d’augmentation des effectifs pour faire face à la surcharge de travail devenue la norme et reconnue au plus haut niveau de l’État.

Enfin, contrairement à l’effort « historique » annoncé par le Gouvernement sur l’hôpital, les nouveaux moyens financiers proposés ne correspondent pas à cette attente. L’annonce d’1,5 milliard d’euros sur trois ans, déjà insuffisante, se traduit dans la réalité du texte, par seulement 700 millions d’euros de nouveaux crédits pour l’hôpital. C’est donc sans surprise que les personnels hospitaliers sont une nouvelle fois mobilisés aujourd’hui.

Enfin, en ne compensant pas les exonérations de cotisations, le Gouvernement fragilise notre système de santé en créant artificiellement un déficit. Pour Yves Daudigny, chef de file des sénatrices et sénateurs socialistes sur le texte : « cette non-compensation n’est pas un simple acte technique mais, un changement complet de philosophie de la « Sécu » qui évolue vers une institution à l’anglo-saxonne d’assistance aux plus défavorisés, détruisant un pilier de solidarisation de la société et une source de démocratie sociale. »

Quelle réponse à la crise dans les hôpitaux publics ? Pour les socialistes, le compte n’y est pas.

CHU de Nantes. Service des urgences en grève. Novembre 2019. Photo : CC-by-nc-sa équipe Michelle Meunier

J’étais ce matin l’invitée de Marion Fersing, sur France Bleu Loire Océan pour évoquer les annonces à venir en réponse à la mobilisation sociale dans les hôpitaux.

Mercredi 20 novembre, Michelle Meunier était l’invitée de France Bleu Loire Océan (par téléphone depuis le Sénat) au micro de Marion Fersing.
Elle a présenté ses attentes quant au plan d’urgence pour l’hôpital public qui devait être dévoilé dans la matinée par le Premier ministre.

J’ai rappelé les attentes fortes du personnel hospitalier, exprimées au cours de ce mouvement enclenché depuis plus de huit mois, qui prend sa source dans la détérioration des conditions de travail à l’hôpital : « stopper les fermetures de lits, augmenter les salaires des soignant·e·s, pas reconnus au niveau de leur responsabilités, et augmenter les effectifs. ».

Alors que la logique managériale a été poussée trop loin, j’ai rappelé que l’hôpital ne peut pas être géré comme une entreprise : « il ne faut pas que l’entrée comptable soit dominante, ce qui est le cas actuellement ».

En milieu de matinée, le Premier ministre et la ministre des solidarités et de la santé ont présenté leur réponses à cette crise. Je reproduis ci-dessous l’analyse des sénatrices et sénateurs socialistes.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mercredi 20 novembre 2019

Annonces sur l’hôpital : pour le groupe socialiste du Sénat, le compte n’y est pas !

Suite à la mobilisation des professionnels du secteur, le premier ministre vient d’annoncer une série de mesures pour l’hôpital.

Pour les sénatrices et sénateurs socialistes, si certaines annonces sont les bienvenues, elles restent largement insuffisantes pour sortir l’hôpital de la crise profonde qu’il traverse et affirmer le soutien nécessaire à ses acteurs :

– La hausse de l’Ondam hospitalier avec 300 millions d’euros pour 2020 ne permettra pas de desserrer l’étau. Les socialistes au Sénat lors de l’examen du PLFSS proposaient une hausse de 3,1 % soit 830 millions dès 2020 ;

– Pour les paramédicaux, infirmiers et aides-soignants, nous regrettons l’absence d’annonce sur leurs conditions de travail au quotidien, malgré quelques améliorations matérielles, sous forme de primes ;

Pas de moratoire sur les fermetures de lits et encore moins de réouvertures sont envisagées.

Pas de plan de recrutements prévu alors que les besoins sont particulièrement criants.

Au final, le gouvernement annonce une enveloppe d’1,5 milliard sur 3 ans, quand la suppression de l’ISF pour les plus riches a couté 4,7 milliards d’euros ! On comprend que l’hôpital ne constitue pas une priorité pour le Premier ministre.

Dans le plan hôpital que le groupe socialiste du sénat a présenté avec les députés socialistes, nous avons proposé un plan d’investissement de 4,5 milliards, soit trois fois plus que le gouvernement.

Si le premier ministre a mentionné une loi de programmation, celle-ci ne porte que sur la recherche. On est loin de l’ambition affichée par les parlementaires socialistes avec une loi de programmation pour l’hôpital, seule à même de garantir une visibilité pluriannuelle des moyens.

Comme c’est souvent le cas avec ce gouvernement, nous avons assisté ce matin à des annonces faites tardivement, sous la pression des professionnel·le·s, dont le contenu des mesures annoncées ne répond que très partiellement aux besoins exprimés.

Photo : CHU de Nantes. Service des urgences en grève. Novembre 2019. Photo : CC-by-nc-sa équipe Michelle Meunier