Rémunérations des agriculteurs : EGALIM 2 ne suffira pas, il faut une loi de modernisation de l’économie agricole française !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mercredi 22 septembre 2021

Les sénatrices et sénateurs du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SER) déplorent les limites de la proposition de loi EGALIM 2. Ce texte est loin de garantir à tous les agriculteurs une juste rémunération de leur travail et une prise en compte de leurs charges. Une nouvelle désillusion est probable.

Estimant que seule une remise à plat complète du système permettrait d’apporter des réponses adaptées et efficaces, le groupe SER a obtenu par voie d’amendement qu’une réflexion d’ampleur soit engagée prochainement pour donner aux agriculteurs les outils juridiques leur permettant de vivre dignement de leur métier

Censée gommer l’échec de la loi EGALIM de 2018, la proposition de loi visant à protéger la rémunération des agriculteurs pourrait conduire à une nouvelle déception pour le monde agricole. Si le texte comporte quelques avancées (généralisation des contrats écrits et pluriannuels, introduction d’une transparence du coût d’achat des matières premières, création d’un comité de règlement des différends commerciaux agricoles), il reste bien en-deçà des attentes des agriculteurs français.

Pour permettre à ces derniers de vivre dignement de leur métier, une politique des petits pas ne suffit pas. Livrés aux rapports de force des négociations commerciales, particulièrement depuis la loi de modernisation de l’économie (LME) de 2008, les agriculteurs sont les grands perdants d’une situation qui n’a que trop duré. L’enjeu est désormais de taille : sans aller vers un système de prix totalement administrés, leur permettre de se rémunérer dignement et de couvrir significativement leurs charges de production.

Bien qu’il ne règle pas la question du revenu du producteur, le groupe SER a voté ce texte EGALIM 2 tout en exprimant de fortes réserves sur son efficacité réelle.

Une loi de modernisation de l’économie agricole française répondant aux enjeux de rémunération des agriculteurs, de souveraineté alimentaire, de compétitivité au plan national et international, de transition climatique et de développement des territoires ruraux doit être rapidement envisagée.

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