Pour une meilleure reconnaissance du sacrifice des harkis

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mercredi 26 janvier 2022

Les sénatrices et sénateurs du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SER) ont voté en faveur du projet de loi portant reconnaissance de la Nation envers les harkis et les autres personnes rapatriées d’Algérie. Un texte qui va dans le sens d’une meilleure reconnaissance des souffrances et des sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilés, les disparus et les victimes civiles et militaires.

Près de 80 000 à 90 000 anciens supplétifs, épouses et enfants se sont réfugiés ou ont été rapatriés en France dès mars 1962. 42 000 d’entre eux sont passés par des camps de transit et de reclassement et environ 40 000 ont rejoint la France par différents biais et se sont installés sur l’ensemble du territoire.

Depuis, différentes lois ont donné des signes de reconnaissance envers les harkis.
François Hollande a reconnu, le 25 septembre 2016 « les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France». Ce projet de loi est une étape supplémentaire dans la reconnaissance de la responsabilité de l’État dans les conditions indignes de leur rapatriement sur son territoire, après les accords d’Évian. 

Bien que le drame date de soixante ans, les blessures sont loin d’être refermées.

Parce que le projet de loi permet de créer un droit à réparation aux harkis qui ont séjourné dans des camps de transit et des hameaux de forestage entre mars 1962 et décembre 1975, le groupe SER a décidé de voter ce texte.

Il déplore néanmoins que la réparation prévue par le texte ne concerne que la moitié des descendants des harkis : ceux qui sont passés par les camps ou les hameaux de forestage. Il souhaite que la future commission de reconnaissance et de réparation œuvre à la réparation en faveur des personnes n’ayant transité dans les camps que pendant une courte période ou ayant résidé dans des cités urbaines dans des conditions particulièrement précaires.

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