La proposition de loi socialiste pour lutter contre les violences éducatives ordinaires adoptée à l’unanimité au Sénat

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mercredi 6 mars 2019

La proposition de loi socialiste pour lutter contre les violences éducatives ordinaires adoptée à l’unanimité au Sénat

Les sénatrices et sénateurs socialistes se réjouissent de l’adoption à l’unanimité de leur proposition de lois visant à lutter contre les violences éducatives ordinaires.

Les violences éducatives ordinaires, terme qui désigne à la fois les coups, les gifles, les humiliations ou les insultes, sont encore largement rependues dans notre pays.

De nombreux travaux scientifiques mettent en lumière les conséquences néfastes de ces gestes, de ces cris, de ces brimades du quotidien, sur le développement psychologique et social des enfants. La violence est souvent intériorisée, admise comme un mode normal de relation et de résolution des conflits. Cela conduit à une banalisation du recours à la violence, dont les conséquences peuvent s’avérer sérieuses.

La proposition de loi socialiste modifie l’article 371‑1 du code civil qui est lu aux futurs époux en incluant dans la définition de l’autorité parentale l’interdiction des violences corporelles, et inscrit ce principe dans le code civil. Elle ne créée pas de sanction pour les parents.

Pour Laurence Rossignol, auteure de la proposition de loi il est « indispensable de délivrer aux familles un message clair : on peut élever des enfants sans les frapper ni les humilier. Proscrire les punitions corporelles, les humiliations, les injures à l’égard des enfants n’est pas désarmer les parents dans l’exercice de leurs fonctions parentale et éducatives ».

Pour la rapporteure Marie-Pierre de la Gontrie, « Ce texte ne règlera pas à lui seul le problème ancien de la violence éducative. Mais inscrire dans la loi le principe d’une éducation bienveillante, permettra d’accompagner le changement social déjà à l’œuvre, et de lui donner un fondement juridique ».

Si des dispositions pénales existent pour lutter contre les violences sur enfants, elles sont inefficaces car la jurisprudence autorise « un droit de correction ».

La proposition de loi s’inscrit dans le prolongement de la loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant. Elle permettra à la France se conformer à ses engagements conventionnels internationaux contractés par la ratification de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).

La proposition de loi socialiste pour mieux protéger les sapeurs-pompiers adoptée à l’unanimité au Sénat

pompiers Nantes

COMMUNIQUE DE PRESSE

Mercredi 6 mars 2019

La proposition de loi socialiste pour mieux protéger les sapeurs-pompiers adoptée à l’unanimité au Sénat

Les sapeurs-pompiers sont une force d’intervention unique, la troisième force de sécurité. Ces dernières années, un nombre croissant de pompiers est victime d’agressions, physiques ou verbales.

Afin que les pompiers victimes d’agressions puissent, en cas de besoin, porter plainte sereinement, il est essentiel de les protéger, et de protéger leurs familles, contre toute forme possible d’intimidation ou de représailles.

Patrick Kanner, auteur de la proposition de loi et les sénateurs socialistes ont voulu que leur soit aussi donnée la possibilité, de porter plainte de façon anonyme.

Sur proposition du rapporteur Loïc Hervé, le texte procède finalement à une extension du régime de protection des témoins en offrant la possibilité pour un témoin de garder l’anonymat pour toute infraction dès lors qu’‘elle est commise sur un sapeur-pompier.

Grâce à l’examen de cette proposition de loi, la commission des lois a accepté de créer une mission d’information sur ce sujet.

Cette mission d’information permettra d’interpeller le gouvernement et de trouver des solutions tant législatives que réglementaires pour lutter contre la multiplication par trois en dix ans des agressions envers les sapeurs-pompiers.

Pour Patrick Kanner : « Il est urgent de trouver une meilleure protection pour nos protecteurs »

Solidarité avec les combats émancipateurs des femmes kurdes

Manifestation à Kobané

42 femmes parlementaires se mobilisent pour soutenir les kurdes. J’ai signé cette tribune rédigée par ma collègue sénatrice communiste Laurence Cohen.

Il est intolérable de voir les pays occidentaux détourner les yeux de ce qui arrive aux kurdes en Syrie. Alors que leurs luttes contre Daesh, à laquelle les femmes ont pris toute leur part, avaient été décisives, la communauté internationale a laissé l’armée turque d’Erdogan reconquérir Afrin.

Au Rojava, malgré les conditions effroyables dues à la guerre, femmes kurdes, arabes et de toutes les ethnies vivent ensemble et essaient de s’organiser dans un système démocratique, féministe et écologique. Elles luttent pour construire la paix dans un dialogue permanent avec les populations. Ainsi, Leila Mustapha, jeune maire de Raqqa, ville martyre, reprise aux mains de Daesch après 3 ans d’occupation. Leur lutte est un exemple de libération des femmes qui ébranle l’idée d’un État au service du nationalisme et des extrémismes religieux. Continuer la lecture de « Solidarité avec les combats émancipateurs des femmes kurdes »

Les socialistes au Sénat s’opposent à la tenue d’un colloque anti-choix

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Vendredi 15 février 2019

Les sénateurs socialistes s’opposent à la tenue d’un colloque anti-choix

Les sénateurs et sénatrices socialistes et apparentés ont appris en le déplorant l’organisation au Sénat, le 23 février, d’un rassemblement du mouvement « Un de Nous ». Proche de l’Opus dei, ce mouvement, est anti-choix, anti avortement, anti mariage pour tous et s’oppose à la diversité des familles.

Si nous respectons la liberté des sénateurs de parrainer des colloques et réunions au sein du Palais du Luxembourg, nous regrettons ce choix délibéré d’un sénateur du groupe Les Républicains de parrainer ce mouvement pour la tenue de cette rencontre. Il suffit de lire manifeste d « Un de nous » pour comprendre que ce mouvement s’inscrit dans une volonté de recul des droits des femmes et des personnes LGBTQ en Europe.

Après la désignation de François-Xavier Bellamy comme tête de liste aux élections européennes par le parti Les Républicains, nous exprimons notre détermination à combattre toutes formes de régression menaçant les droits inaliénables des femmes conquis en Europe et en France.

J’aime pas : la pénurie de gynécologues met en danger la santé des femmes

Manque d’intérêt des médecins hommes, déficit de formation en gynécologie médicale durant des années : le nombre de gynécologues ne permet pas une couverture sanitaire suffisante des femmes. Les conséquences sont graves : retard de prise en charge, baisse de l’éducation à la sexualité, moindres diagnostics des maladies.

« C’est un véritable retour en arrière » France Info a relayé ces derniers jours l’alerte d’une gynécologue inquiète du mauvais suivi d’une de ses patientes par son généraliste.
Si les sages-femmes sont formées pour assurer le suivi gynécologique des femmes, comme les généralistes, la situation inquiète le comité de défense de la gynécologie médicale.

La prochaine loi santé présentée hier par Mme Buzyn devra être l’occasion de réaffirmer le soutien à la gynécologie médicale. Cela devrait être une évidence pour un gouvernement ayant déclaré « grande cause nationale » l’égalité entre les femmes et les hommes.

Les socialistes au Sénat ont voté contre le projet de loi PACTE

Martial Bourquin détaille l'opposition socialiste à la loi PACTE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mardi 12 février 2019

Les sénateur·rice·s socialistes ont voté contre le projet de loi PACTE

À l’issue des deux semaines de débats sur le projet de loi dit « PACTE » le groupe socialiste et républicain du Sénat a voté contre le texte.

Dès le départ, ce texte « fourre-tout » traduisait une vision ultra-libérale du gouvernement : la fin de l’État stratège, notamment en matière de lutte contre la désindustrialisation, et la priorité donnée aux grands groupes au détriment des PME et de l’économie des territoires.

Pour les sénateur·rice·s socialistes, le désaccord de fond porte sur la conception même de l’entreprise qu’il s’agisse de la place des salarié·e·s, du partage de la valeur créée au bénéfice unique des actionnaires ou encore de la spécificité des entreprises de l’économie sociale et solidaire. Continuer la lecture de « Les socialistes au Sénat ont voté contre le projet de loi PACTE »

J’aime : le numéro de février mars du magazine Loire-Atlantique

Une fois n’est pas coutume, je tiens à partager un coup de cœur local et mettre à l’honneur ce magazine institutionnel qui à chaque numéro fait un focus sur un thème illustrant les champs d’intervention du Département.

La dernière édition consacre son dossier aux violences éducatives ordinaires, en écho à la proposition de loi du 28 novembre dernier pour lutter contre les violences éducatives et visant à inscrire le principe selon lequel l’autorité parentale doit s’exercer sans violence physique ou psychique.

On y trouve également le témoignage de professionnel·le·s dont Clémentine Claire, rencontrée en octobre dernier pour me présenter à la fois la méthode et son réseau dédié à la parentalité créative, concept de parentalité consciente, joyeuse et aimante posée par Catherine Dumonteil Kremer et reposant sur les dernières recherches en neurosciences, les acquis de la psychologie positive, la communication non-violente, la théorie de l’attachement, et de l’état de nos connaissances sur les mécanismes émotionnels des enfants et des adultes.

Cadio mag 159 CD44
Jacqueline Cadio, hommage rendu dans le numéro 159 février/mars 2019 du magazine Loire-Atlantique.

Enfin, à lire dans ce magazine, en amont du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, le portrait de 8 femmes qui ont marqué la Loire-Atlantique de leurs pas militants dont celui de Jacqueline Cadio, qui  par ses travaux au conseil général puis à mes côtés en tant que collaboratrice parlementaire a su faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes. C’est un bel hommage à son action.

Communiqué : Les sénateur·rice·s socialistes contre la privatisation d’Aéroports de Paris

Les sénateur·rice·s socialistes saluent le vote du Sénat contre la privatisation d’Aéroports de Paris

À l’occasion de l’examen, en séance publique, de la loi PACTE aujourd’hui, le Groupe Socialiste du Sénat a rappelé son opposition totale à la privatisation de la société ADP. Nous nous félicitons que le Sénat ait trouvé une majorité pour rejeter ce projet de privatisation.

En privatisant ADP, l’État se serait privé d’un capital et patrimoine importants. Il se serait privé également d’un revenu annuel pérenne et croissant, constitué des dividendes qu’il perçoit en tant qu’actionnaire. Continuer la lecture de « Communiqué : Les sénateur·rice·s socialistes contre la privatisation d’Aéroports de Paris »